03.07.2010

"Les Misfits" d'Arthur Miller

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Présentation de l’éditeur :
" C'est une sorte de western de l'Est ", expliqua Arthur Miller à Clark Gable qui répugnait à accepter le rôle de Gay Langland parce qu'il ne comprenait pas tout à fait le scénario.
Le film bien connu, stricte transcription à l'écran du livre que vous tenez entre vos mains, consacra pourtant définitivement la légende Clark Gable, tout comme il a créé de Marilyn Monroe et Montgomery Clift les images qui viennent souvent en premier à l'esprit de leurs nombreux admirateurs. Mausolée du rêve américain, ce court récit a trouvé en John Huston le réalisateur qui l'a inscrit au firmament du septième art.
Il nous en dit davantage sur la disparition d'un certain Ouest (d'où la phrase de Miller à Gable) que plus d'un essai. Une lecture indispensable donc, à plus d'un titre : pour tous ceux qui aiment la patte d'Arthur Miller, tous ceux dont la mémoire endeuillée voudrait faire revivre le souvenir des protagonistes poignants du film, tous ceux enfin chérissant cette Amérique qui continue de créer du mythe quand elle en annonce la fin.

Mon avis :
Voilà qui est rare, mon avis est plutôt mitigé. Il m’est difficile de vous dire si j’ai aimé ou non ce livre. J’ai aimé les nombreuses descriptions grâce auxquelles je pouvais facilement visualiser les scènes. J’imaginais la belle Marylin, parfaite dans le rôle de Roslyn. Je voyais cette Amérique passée.  A peine avais-je lu les premières lignes que je me retrouvais déjà transportée à Reno, face aux casinos. L’écriture n’y est pas pour rien : ce roman n’en est pas un ! Il s’agit d’une histoire conçue comme un film. Arthur Miller le dit lui-même : «  ni roman, ni pièce de théâtre, ni découpage cinématographique ».  Il s’agit donc d’un récit unique en son genre.  C’est cette originalité que j’ai apprécié.

Ce qui, par contre, m’a déplu, c’est de rester spectatrice et ainsi observer les faits et gestes des personnages sans toujours forcément comprendre pourquoi ces derniers se comportent de la sorte. En effet, si les descriptions des espaces sont légion, on n’en sait que très peu des personnages. Cela rend la compréhension de certains passages ou de certaines situations plus complexe.  

L’histoire en elle-même m’a convaincue même si, comme dit précédemment, certains passages sont restés plus flous. Les « misfits », ou les désaxés en français, sont Guido, un garagiste veuf ; Gay, un cow-boy solitaire ; Perce, un ex-champion de rodéo paumé et Roslyn, une jeune divorcée. Ils se rencontrent un peu par hasard et après avoir fait connaissance, décident de partir ensemble capturer les chevaux sauvages dans les montagnes.  Un périple qui pourrait bien les rapprocher comme les éloigner…

Merci à Blog-O-Book et aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat!

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Lu dans le cadre du challenge "100 ans de littérature américaine".

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