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  • Mes petits bonheurs de mars

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    Il y a eu, malgré tout, d'agréables moments en mars : Pâques, ses œufs et son traditionnel brunch familial, des repas chez les amis, une journée à Gand, et puis, comme toujours, des instants gourmands...

     

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  • Continuer à vivre…

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    Un mois, il m’aura fallu un mois pour que l’envie d’écrire me revienne.

    Ce mardi 22 mars, alors que je suis dans le train pour Bruxelles afin de me rendre au boulot, plongée dans « Harry Potter et l’Ordre du Phénix », je reçois une alerte sur mon téléphone m’informant d’une explosion à l’aéroport national. Autour de moi, personne ne semble encore au courant, l’insouciance  règne : les voyageurs continuent leur conversation, leur lecture, ils rient. Mais tout le monde interrompt ses activités lorsque le contrôleur annonce que notre train n’ira pas jusque l’aéroport et sera donc limité à la gare de Bruxelles-nord.

    Quant à moi, c’est à Bruxelles-central que je descends à 9H et quelques minutes. Je m’apprête à prendre le métro puis, repensant aux attentats de Paris et aux attaques plus ou moins simultanées en divers endroits, j’opte finalement pour le taxi. Sur la route, tout à coup, j’entends des sirènes de toutes parts. Le taxi se met d’ailleurs sur le côté pour laisser passer un ballet d’ambulances.

    A la radio, on annonce une explosion dans le métro Maelbeek. Une station par laquelle je passe chaque jour en arrivant et en quittant le boulot. Une station par laquelle j’aurais dû passer aux alentours de 9H10 si j’avais pris le métro ce matin-là. Et c’est à cet instant que je réalise que ça n’arrive pas qu’ailleurs, mais bien dans un décor qui est mon quotidien, mes habitudes… Et je me rends compte que la vie peut basculer en 8 minutes de trajet de métro… Je ne fais que penser à tous ces pauvres gens qui se rendaient à leur travail, en cours, ou faire leurs courses. J’imagine l’inquiétude grandissante de leurs proches sans nouvelles... Les images de la rame de métro éventrée et des gens fuyant l’aéroport me hantent.

    Il m’aura fallu me couper du boulot quelques jours pour penser à autre chose (travailler dans une rédaction du JT, ça n’aide pas…), retrouver le sommeil, et le sourire aussi. Aujourd’hui, j’ai repris ma routine, je parviens à ne plus penser à l’éventualité d’une attaque à tout moment, j’ai d’ailleurs repris le métro la semaine dernière car je veux continuer à vivre ma vie et à profiter de chaque instant. C’est, d’après moi, le plus bel hommage que je peux rendre aux 32 victimes des attentats.